Dimokratía
Chorégraphie de Sidi Larbi Cherkaoui
mardi
13.04.2027
20:00 — Bâtiment des Forces Motrices, Genève
Partenaire artistique
dimanche
18.04.2027
16:00 — Bâtiment des Forces Motrices, Genève
Partenaire artistique
Le programme
Dimokratìa
Création mondiale du Ballet du Grand Théâtre de Genève, avril 2027
Durée 1h20 sans entracte
Conseillé à partir de 10 ans
DISTRIBUTION
Dimokratía
Chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui
Scénographie Antony Gormley
Musique Dimitris Skyllas
Direction musicale Margaryta Grynyvetska
Costumes Jan Jan Van Essche
Lumières Fabiana Piccioli
Dramaturgie Igor Cardellini
Dramaturgie musicale Pavlos Kapralos
Assistante de recherche pour les textes dramaturgiques Eleni Moleski
Pianiste Dimitris Skyllas
Trio vocal Alkanna Graeca Alexandra Achillea Irini Arabatzi Dunja Botic
Ballet du Grand Théâtre de Genève Orchestre de la Suisse Romande
La musique
Le mot démocratie vient du grec ancien dēmokratía (δημοκρατία), composé de dêmos (« la communauté des citoyens ») et kratos (« la puissance »). Si le terme évoque l’égalité et la participation, il possède également une face sombre : dans la mythologie, Kratos personnifie la force qui impose le pouvoir. Dans sa forme idéale, la démocratie offre à chaque individu un espace, un temps et une voix. Mais depuis sa création à Athènes au Ve siècle avant notre ère, certains groupes vivent dans l’ombre de la majorité. Promesse de liberté, la démocratie n’est pas exempte de violence, d’exclusion et de contrôle. Née de compromis et de conflits, elle repose sur une tension fondamentale : les citoyens construisent les règles et les institutions qui les gouvernent. Or ce qui est un pont pour les uns peut devenir un mur pour les autres.
Dans sa nouvelle création pour le Ballet du Grand Théâtre, Sidi Larbi Cherkaoui met en lumière les contradictions au cœur du système démocratique et interroge la manière dont une communauté choisit de se façonner. Pour leur sixième collaboration, le plasticien Antony Gormley a imaginé un espace scénographique mouvant, construit et déconstruit par les interprètes à partir d’éléments évoquant les pierres d’une agora, des pavés arrachés dressés en barricades ou les membres d’un individu symbolisant le corps social. Le compositeur Dimitris Skyllas accompagne ces transformations d’une nouvelle partition pour voix et orchestre, confiée à la cheffe Margaryta Grynyvetska, mêlant textes antiques et réflexions contemporaines sur le pouvoir, la croyance et l’appartenance.

